OSEZ VOLER !

Transpondeur ASD pour drones

ASD – Air Space Drone propose un traqueur transpondeur spécial drone.

© AIR SPAC DRONE - ASD
© AIR SPAC DRONE – ASD

La jeune société crée en 2015 à Gardanne a développé un traqueur de 42g capable d’équiper les drones et de les suivre en temps réel en position vitesse et altitude. Les données sont collectées toutes les 3 secondes et enregistrées à distance. ASD sur la base d’algorithmes propriétaires compte se développer dans le secteur des EITS (Enterprise Information Technology Services). La position du drone étant connue, des alarmes peuvent être émises automatiquement en cas d’intrusion dans des espaces aériens non autorisés.

Pour 80 grammes de plus ASD propose un système permettant d’éviter les collisions entre aéronefs et respectant la règle aéronautique du « Voir et éviter » ou « Detect and Avoid ».

L’idée n’est pas nouvelle et la technologie semble permettre aujourd’hui d’y répondre. Mais plusieurs bémols sont à poser. Les performances restent à confirmer, la règle du « Voir et éviter » supposant une fiabilité proche de l’absolu. Tous les drones devraient être équipés alors que nombre d’avions de tourisme ou même d’ulm ne le sont pas encore (pas d’obligation). Le poids 42+80 = 142g n’est pas négligeable pour les drones les plus légers. Un système national EITS devrait encore trouver son financement…

Par ailleurs les derniers développements des constructeurs de drones proposent des solutions intégrées déjà très pointues. Avec des services EITS aboutis comprenant déjà l’enregistrement des paramètres de vol (bien au-delà de la position ou de la vitesse), des limitions de vol programmables en altitude et en distance (murs virtuels), des No Fly Zones prédéfinies (zones interdites), une cartographie 3D permettant de s’affranchir à terme du GPS (reconnaissance optique et sonique en temps réel de l’environnement et du paysage), des alarmes multiples et des automates de vol qui intègrent les prémices sérieuses d’un « Detect and Avoid »…

La solution ASD devrait recevoir un écho favorable auprès de nos législateurs comme des partisans d’un contrôle toujours plus étroit des drones. Cependant, le système semble déjà presque obsolète alors même que sa généralisation et son déploiement sont loin d’être assurés.

Source : http://airspacedrone.com/fr/index.html

Drone et ski à la Plagne

Controle qualité ExoPlus

Contrôle qualité © ExoPlus

La réglementation n’interdit généralement pas les vols de drone sur les stations de ski.

La Plagne a trouvé la parade et proposera avant la fin de la saison un service de prise de vue par drone. Les skieurs qui le souhaitent pourront se faire filmer par un drone suiveur, le tracking étant réalisé grâce à un bracelet connecté. Les drones voleront sur la toute nouvelle piste Funslope et les vidéos seront téléchargeables via l’appli Yuge qui fonctionne comme un compagnon de poche sur les pistes de Paradiski (La Plagne, Les Arcs, Peisey-Vallandry).

Les drones pressentis seront vraisemblablement des Exo Plus de la société grenobloise Squadrone System (voir article précédent Exo+ le drone chien). Toujours dans les suppositions le bracelet devrait se composer autour d’un petit boitier GPS. Sûrement le XGPS160 de la société Dual Electronics (positionnement GPS + GLONASS rafraichi 10 fois par seconde pour une une vitesse max de 1850Km/H).

A l’heure où les drones offrent des caractéristiques inégalées pour des compétences très réduites en pilotage le choix de la Plagne est un pari qui reste à transformer.

Sources :

L’Echo Touristique 
Squadrone System
Dual Electronics

 

Drone solaire et costaud

Une mission de 8 heures avec le soleil pour unique carburant. Le drone SB4 Phoenix de la société Sunbirds sera bientôt disponible pour de longs vols. Du lever au coucher du soleil. Il sera le plus léger et le plus endurant des drones solaires. Avec une envergure de 3 mètres pour un poids de 3 kg il est plus proche du goéland que du colibri (sunbird). Mais il reste sagement en dessous de la barre des 4 kg de la réglementation. Il faudra compter de 25 à 40 000€ pour l’acquérir. Soit 3 ou 4 fois le prix du caviar au kilo, alors que le SB4 Phoenix ne se mange même pas.

Les ailes du SB4 Phoenix « semblent » équipées de 38 cellules photovoltaïques de dernière génération souples et à haut rendement (21%) à l’instar des 17 248 de Solar Impulse. En considérant une puissance moyenne de 3.2W par cellule, on arrive à une puissance disponible maximum de 120 watt. Si le soleil brille c’est largement suffisant pour recharger la petite batterie liPo embarquée. Elle assure à elle seule, une heure d’autonomie.

Implantée à Toulouse les programmes de Sunbirds ont été cofinancés par le programme Cap’Tronic, Bpifrance via la bourse French Tech et le programme ESA BIC Sud France de l’Agence Spatiale Européenne. Sunbirds s’appuie également sur le savoir-faire technologique de CEA Tech.

© Sunbirds
© Sunbirds – Le drone solaire SB4 Phoenix au décollage

Source : communiqué de presse CEA et SUNBIRDS du 08/11/2016

SUNBIRDS le site

SB4 Phoenix

 

Drone secouriste

Une équipe de chercheurs de l‘Université de Zurich et du Dalle Molle Institute for Artificial Intelligence (USI-SUPSI-IDSIA)) travaille sur un projet de drone secouriste. Pour rechercher les personnes perdues ou blessées dans la nature. En Suisse il y a plus de 1000 appels d’urgence par an.
Les drones sont capables d’apprendre à identifier les sentiers en toute autonomie. Sans reconnaissance préalable. En utilisant un réseau neurone profond (Deep Neuronal Network) ils peuvent évoluer dans des environnements complexes tels qu’une zone forestière. Ils peuvent déjà découvrir et suivre une piste mieux que les humains…
Il reste pas mal de travail à accomplir comme la reconnaissance des personnes, avant de voir ces petits drones aux côtés des secouristes. Mais les progrès en intelligence artificielle n’ont jamais été aussi rapides…

Drohne-Scaramuzza-neuronales-Netzwerk
Drone secouriste © UZH/USI/SIPSI

Source : Université de Zurich

Des drones suivent des sentiers forestiers tout seuls, à la recherche de personnes disparues

Drone-Port au Rwanda

Img1
© Foster & Partners

A l’initiative de la Norman Foster Fondation, l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) et de Redline Partners du projet  Afrotech, le Rwanda devrait accueillir le premier drone-port au monde. Le cabinet d’architecture  Foster & Partners a été chargé de la réalisation de ce premier cargo-port. A terme des dizaines de ces drone-ports devraient permettent de livrer des produits de première nécessité tels que des médicaments ou de la nourriture dans les zones pauvres et reculées du continent. L’EPFL estime qu’à terme 10 à 15% de transports africains de marchandises pourraient s’effectuer par Drone.

Deux types de drones à voilure planante sont prévus. Les drones Redline d’une envergure de trois mètres pour une charge utile de 10Kg et une portée de 50km entreront les premiers en service vers 2020. Les drones blueline de 6 mètres d’envergure pour une charge utile de 100Kg sur une portée de 100Km sont quant à eux prévus pour 2025.

Le drone-port imaginé par le cabinet d’architecture  Foster & Partners intègre une poste et un hôpital. Il sera construit courant 2016 à l’aide de matériaux locaux et notamment de brique de terre crue. Il devrait être opérationnel à partir de 2020.

Img5
© Foster & Partners

SOURCES
Forster & Partners
Le Monde Afrique

Cabourg Drones Festival.

Samedi 09 septembre 2015 – Drone Press remporte deux distinctions : le premier prix du Jury et le prix du public…

Merci à tous pour vos soutiens et vos compliments.

DRONE PRESS - bache xxl pro & partenaires

Drone Press participe au Cabourg Drones Festival.

Les 5 et 6 septembre 2015,  les professionnels du drone investiront la cité balnéaire normande chère à Proust. Ils présenteront leurs machines volantes, rencontreront le public et animeront des ateliers de démonstration dans différents endroits de la ville.

Deux concours récompenseront la meilleure bande annonce de Cabourg et le meilleur court métrage libre.

Les drones voleront donc dru au dessus des têtes des cabourgeais. Espérons seulement que personne n’écrira A la recherche du drone perdu.
png

Exo+ le drone chien

Exo+  ©Squadrone System
Exo+ ©Squadrone System

Un drone chien qui vous suit comme son maître. Un drone suiveur. Sans pilote. Juste vous, votre téléphone et votre Exo+. C’est français et disponible dès la fin de l’été. En septembre si tout va bien. Squadrone System est une startup grenebloise à l’origine du projet. Elle a levé en juin dernier 550 000$ sur Kickstarter. L’objectif initial étant de dix fois inférieur on peut imaginer que l’Exo+ ne manquera de croquette pour son développement.

Les caractéristiques de la machine sont dans la norme avec 13 minutes d’autonomie, une vitesse de pointe à 70Km/H, une nacelle frontale 3 axes gyrostabilisée pour GoPro, des sécurités logicielles classiques « return to home » ou « fail safe », une limite logicielle à 60m pour la portée. Un contrôle manuel est aussi possible via un émetteur (non fourni) et les ventes sont prévues directement sur le site du constructeur (sur réservation). Le prix de lancement est de 1349$ (-10% en réservation) pour le drone, 2 batteries, la nacelle, mais sans la GoPro.

L’Exo+ est incapable d’éviter les obstacles. Il faudra encore réfléchir pour lui, au risque de le voir rentrer dans le premier sapin venu. C’est bien un drone suiveur mais il reste parfaitement aveugle à son environnement.. Il y a encore un peu de développement à fournir…

En l’état actuel de la réglementation il risque d’être interdit de vol en France. Dans les textes un pilote est toujours nécessaire et obligatoire. En scénario S2 il en faut même deux. Mais il faudra sûrement compter avec l’impétuosité des usagers et surtout avec les difficultés que les autorités rencontreront à les attraper…

Source : La Tribune 18/06/2014 – Hexo+ : le drone français qui fait un carton sur Kickstarter

Exterminer les Goélands

Un drone exterminateur de Goéland a été testé sur Trouville le 13 mai dernier. Il devait pulvériser un mélange de formol et de paraffine sur les nids repérés et stériliser les œufs. Il semblerait que les Goélands argentés dérangent essentiellement les touristes… Trop de bruit pour la Côte fleurie. Pourtant l’espèce n’est pas au meilleur de sa forme. Et les ornithologues sont clairement opposés aux campagnes de stérilisation systématiques. Ils ont d’ailleurs convaincu quelques communes à y renoncer. Mais pas celle de Trouville.

Pascale Cordier responsable de l’opération et adjointe à la Mairie de Trouville a expliqué dans Ouest France « Nous avons opté pour cette solution pour trois raisons : c’est plus sécuritaire, cela doit nous permettre d’être plus rapides sur le long terme, en envoyant le drone dans des zones difficiles d’accès, et c’est plus économique. Le coût de l’opération est d’environ 15 000 €, contre 23 000 l’an passé ».

Après le premier nid traité le drone s’est crashé sur un toit et l’opération a été interrompue. L’autorisation de vol en milieu urbain a même été suspendue par la dgac. Un répit pour les goélands…

Le drone est un modèle de la société Civic Drone à voilure contrarotative, transformé afin de pouvoir pulvériser les nids. Une rupture de la liaison radio serait à l’origine du crash. A moins que les Goélands ne se soient défendus…

Correctif du 0709/2015 – Edouard Guilhot-Gaudefroy directeur général de Civic Drone nous a dernièrement précisé qu’il n’y a pas eu de suspension d’autorisation. Le télépilote a choisi d’interrompre sa mission pour des raisons de sécurité (proximité du public un peu trop enthousiaste), et les opérations ont pu ensuite reprendre normalement.

 

Flying-Sensor de Civic Drone © Ouest France
Flying-Sensor de Civic Drone © Ouest France

Bionic Bird le drone oiseau

C’est un ultra léger. Avec 9g sur la balance, et 7 ou 8 mn d’autonomie. Et surtout des ailes qui battent comme celles des oiseaux.

Bionic Bird, le drone oiseau de la société Marseillaise XTIM maîtrise le vol battu. Il se commande en WiFi (2.4Ghz) à l’aide d’un smartphone. Il est fabriqué en Chine et quelques milliers d’exemplaire ont déjà été vendus. Le vol est très mimétique de celui des oiseaux, avec des phases battues et des phases planées.

Les prochains développements concerneront l’équipement de la queue. Un mécanisme de contrôle est à l’étude et devrait faire appel à des matériaux à mémoire de forme. Bionic Bird sera alors capable de maîtriser le vol stationnaire à l’instar des drones à voilure tournante mais pour une dépense énergétique bien moindre.

A suivre…

© XTIM - Bionic Bird
© XTIM – Bionic Bird

vidéo démo du Bionic Bird en vol
vidéo  éclaté du mécanisme de vol du Bionic Bird

Drone au poivre

© indianexpress.com
© indianexpress.com

La Police de Lucknow au Nord de l’Inde compte se doter prochainement de 4 drones pour le contrôle des foules et le maintien de l’ordre. La mesure est musclée puisque ces drones sont équipés d’un diffuseur de poivre. Les autorités déclarent (sans rire) que ces drones « poivreurs » seront plus efficaces pour disperser les manifestants que les traditionnelles charges de la police.

Les drones à près de 9000€ pièce devraient être capables d’emporter 2 kg de poivre jusqu’à une altitude de 500m, et devraient voler tous les jours…

Au-delà de l’effet d’annonce cette nouvelle risque encore une fois de nuire à l’image  des drones. La plupart des médias ont repris l’information sans aucune mise en perspective. C’est d’autant plus regrettable que cette utilisation agressive des drones tient d’avantage du fantasme que de la réalité.

Maîtriser à distance la diffusion d’un aérosol de poivre restera toujours aléatoire. Et en termes d’efficacité comme de coût, les forces de police disposent déjà de gaz lacrymogène. Du bon et du pas cher bien robuste qui fonctionne par tous les temps…

Une autre remarque peut être faite concernant l’altitude annoncée. Au-dessus de 150m d’altitude (500 pieds) commence un espace aérien rigoureusement interdit aux drones… Pour longtemps parce que c’est un espace réservé aux avions avec pilote à bord. Et passagers. En France en Inde et même dans le monde entier…

Sources :  Indian Express 

Le projet Boréades

 

Gendarme en tenue NRBC © A.Devouard
Gendarme du nucléaire, en tenue NRBC © A.Devouard

Le groupe CS « Communication et Systèmes » avec son projet Boréades est l’un des deux gagnants de l’appel à projet de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) « Protection des zones sensibles vis-à-vis des drones aériens ». C’est le premier ministre qui avait lancé le concours en décembre via le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN).

Le groupe CS dispose d’une solide expérience en matière de sécurité puisqu’il est le premier opérateur français dans le domaine du contrôle du trafic aérien, et le troisième mondial dans la gestion du trafic routier. Il a aussi fait ses preuves militaires en Irak et il est un acteur reconnu en sécurité nucléaire.

Le système de détection du projet Boréades est basé sur des caméras thermiques panoramiques capables d’identifier la signature thermique d’un drone de 30cm d’envergure jusqu’à 6 km de distance. Une grappe ou cluster de cameras UHD sera aussi mis à contribution pour la caractérisation des formes et des trajectoires spécifiques des drones.

Le projet Boréades vise également  à la neutralisation en vol des machines. Avec notamment un brouillage des communications entre le drone et sa base, la perturbation des signaux GPS nécessaires au positionnement, ou encore le piratage des systèmes de sécurité embarqués. Un RTH (return to Home) déclenché à l’insu du pilote permettrait ainsi de le localiser. Et de l’attraper. A condition bien évidement de pouvoir suivre au sol, la trajectoire aérienne du drone.

Un démonstrateur devrait être opérationnel d’ici 12 mois, avec une version fixe pour les sites sensibles, et une version mobile pour les manifestations devant être protégées. Certaines caractéristiques n’ont pas été annoncées par souci de confidentialité, surtout vis-à-vis de la concurrence.

Quoi qu’il en soit des contre-mesures sont déjà simples à imaginer :

  • Masquage physique de la signature thermique des drones. La température des moteurs et de leurs contrôleurs (ESC) est déjà assez faible. De l’ordre de quelques dizaine de degré centigrade en fin de vol. Elle peut être optimisée ou même dissipée pour ne pas laisser de signature thermique exploitable… Et il ne faut pas oublier que les oiseaux sont des animaux à sang chaud…
  • Modification des trajectoires de vol pour les rendre moins prévisibles (/cluster de caméra UHD). Vol à très basse altitude au ras du sol. Sans compter les camouflages visuels ou structurels pratiqués de longue date par les militaires.
  • Déconnection des systèmes de sécurité de type return to home RTH ou encore d’atterrissage d’urgence de type Fail Safe. Entre le risque de se faire attraper et le risque de perdre un drone, les contrevenants ne devraient pas hésiter longtemps à déprogrammer les systèmes de sécurité embarqués qui pourraient être piratés.
  • Le brouillage des signaux GPS de positionnement peut être dirigé localement. C’est difficile mais possible. Mais cela représentera toujours un risque non négligeable pour les utilisateurs réguliers, et il n’est pas certain que les pouvoirs publics en assument la responsabilité. D’autant que les drones peuvent déjà s’affranchir du GPS (vol en mode ATTI). Ou que des systèmes à base de cameras couplées à des sonars permettent déjà un positionnement dans l’espace sans requérir au GPS.
  • Le suivi au sol de la trajectoire d’un drone a peu de chance d’être couronnée de succès. Les drones volent rapidement et s’affranchissent des obstacles naturels avec une facilité déconcertante. Surtout pour ceux qui les poursuivent à pieds…

Le projet Boréades donc est ambitieux, mais la protection des zones sensibles risque de ne pas être aussi effective que les annonces le laissent supposer. Rendez-vous dans un an…

 

Sources :
le Monde,
Groupe CS
ANR.

Des drones sur Paris

paris

 

Deux nuits consécutives, les 24 et 25 février, cinq lieux parisiens dont l’Assemblée Nationale et l’ambassade américaine sont à nouveau visités par des drones. De source policière, jamais autant de drones n’avaient été aperçus en une nuit. Après 17 centrales nucléaires en octobre et novembre, l’Elysée et la base de la force stratégique de L’île Longue en janvier, la Tour Eiffel, la Concorde et les Invalides en février, le bal masqué des drones poursuit sa danse aux dessus de nos têtes dubitatives.  Le gouvernement qui assure prendre la chose très au sérieux a mis en place un groupe de travail dédié à cette affaire au sein de la GTA (gendarmerie des transports aériens) d’une dizaine de gendarmes. S’ il s’agit de petits taquins, pour reprendre les mots de Michel Polacco, spécialiste aéronautique de Radio France, il faut leur rappeler que la sanction est tout de même d’un an de prison et de 75000 euros.

 

 

BeeRotor le drone insecte

BeeRotor
BeeRotor© Expert & Ruffier (ISM, CNRS/AMU)

 

Les drones possèdent tous une centrale de vol embarquée. Elle est indispensable à leur vol. Elle se compose de 3 accéléromètres et de 3 gyroscopes qui fournissent des données de mouvement à un calculateur de vol. Ce dernier les intègre afin de contrôler la puissance des moteurs nécessaire à assurer la stabilité du vol. La position spatiale d’un drone est ainsi « corrigée » plusieurs centaines de fois par seconde (30 à 500Htz).

Jusqu’à présent il n’existait pas d’autre alternative pour se repérer dans l’espace.  C’était sans compter sur la découverte des chercheurs en biorobotique de l’Institut des sciences du mouvement – Etienne-Jules Marey (CNRS/Aix-Marseille Université). En s’inspirant des insectes qui n’utilisent que la vue pour voler, les chercheurs ont défriché une nouvelle voie.

BeeRotor est un drone (encore captif) qui vole sans accéléromètre ni référence spatiale préenregistrée. Il présente l’avantage de la simplicité, de la légèreté en plus d’une grande rapidité de calcul. Avec un micro « œil » camera de 24 pixels comme unique capteur embarqué.

L’analyse du défilement d’un paysage permet d’en tirer des informations de vitesse, ou encore plus fort,  d’altitude. L’analyse du flux optique permet à BeeRotor de réguler sa vitesse ou d’éviter des obstacles en changeant d’altitude.  Il peut même se poser très élégamment, en réduisant sa vitesse jusqu’à l’arrêt au niveau du sol…

Un brevet a été déposé fin 2013, et devrait permettre une large diffusion de cette innovation. En complément ou en remplacement des centrales inertielles actuelles. Nota : Le dernier drone de chez DJI est équipé d’une caméra couplée à des sonars, mais sans analyse du flux optique.

REFERENCES – Flying over uneven moving terrain based on optic-flow cues without any need for reference frames or accelerometers, Fabien Expert et Franck Ruffier, Bioinspiration & Biomimetics, 26 février 2015. DOI : 10.1088/1748-3190/10/2/026003 – Sub-optimal Lunar Landing GNC using Non-gimbaled Bio-inspired Optic Flow Sensors , G. Sabiron, T. Raharijaona, L. Burlion, E. Kervendal, E. Bornschlegl and F. Ruffier, IEEE TAES, 2015.

La vidéo BeeRotor

Pime Air Project d’Amazon

Amazon - Prime Air
© Amazon – Prime Air Project

 

« Prime Air » le projet de livraison par drone d’Amazon ne semble pas prêt de décoller. Pour des raisons de sécurité, la FAA (Federal Aviation Administration) ne devrait pas autoriser les vols automatiques (sans pilote) ou encore ceux réalisés au-dessus des personnes. C’était assez attendu…

La FAA s’oriente donc lentement vers une réglementation très comparable à la française. Mais les américains ne devraient pas en disposer avant un an. Ou deux… Pour comparaison la réglementation française est en vigueur depuis 2012…

Les projets « Domino’s pizza » ou encore « Project Wing » de Google (X) ont du plomb dans l’aile. Ils sont déjà clairement impossibles à réaliser en France. Cela ne devrait pas être différent sur le sol américain. Dans longtemps.

Du buzz et encore rien que du buzz…

  • Sources
    LeMonde.fr 
  • Références
    Arrêté du 11 avril 2012 relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans aucune personne à bord, aux conditions de leur emploi et sur les capacités requises des personnes qui les utilisent
    Arrêté du 11 avril 2012 relatif à l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord

« Phantom » présidentel

Crash d’un Phantom DJI dans les jardins de la Maison Blanche

© USSSS - United States Secret Service
© USSSS – United States Secret Service

DJI vient de brider tous les drones de la marque qui ne pourront plus voler ni même décoller dans un rayon de 25Km autour de la Maison Blanche. Il s’agit d’un bridage logiciel des différents contrôleurs de vol de la marque, en fonction des coordonnées GPS. Cette mesure fait suite à la découverte d’un Phantom crashé dans le parc présidentiel. A deux pas de la résidence du président des Etats Unis.

Petite concession diplomatique du fabriquant chinois, à destination de la FAA (Federal Aviation Administration), afin d’infléchir la réglementation. Globalement, les vols de drone sont toujours interdits sur le territoire américain.

Note : les protection d’hélice laissent penser qu’il s’agit d’un drone typiquement « amateur ». Ces protections ne remplacent pas les compétences en pilotage. Elles nuisent à l’aérodynamisme (fardage) et perturbe les flux d’air des hélices. C’est pourquoi les professionnels n’y ont généralement pas recours.

Source 04/02/2015 05:00 – aeronewstv.com
http://www.aeronewstv.com/fr/industrie/drones/2310-dji-le-fabricant-de-drones-intelligents.html