Exterminer les Goélands

Un drone exterminateur de Goéland a été testé sur Trouville le 13 mai dernier. Il devait pulvériser un mélange de formol et de paraffine sur les nids repérés et stériliser les œufs. Il semblerait que les Goélands argentés dérangent essentiellement les touristes… Trop de bruit pour la Côte fleurie. Pourtant l’espèce n’est pas au meilleur de sa forme. Et les ornithologues sont clairement opposés aux campagnes de stérilisation systématiques. Ils ont d’ailleurs convaincu quelques communes à y renoncer. Mais pas celle de Trouville.

Pascale Cordier responsable de l’opération et adjointe à la Mairie de Trouville a expliqué dans Ouest France « Nous avons opté pour cette solution pour trois raisons : c’est plus sécuritaire, cela doit nous permettre d’être plus rapides sur le long terme, en envoyant le drone dans des zones difficiles d’accès, et c’est plus économique. Le coût de l’opération est d’environ 15 000 €, contre 23 000 l’an passé ».

Après le premier nid traité le drone s’est crashé sur un toit et l’opération a été interrompue. L’autorisation de vol en milieu urbain a même été suspendue par la dgac. Un répit pour les goélands…

Le drone est un modèle de la société Civic Drone à voilure contrarotative, transformé afin de pouvoir pulvériser les nids. Une rupture de la liaison radio serait à l’origine du crash. A moins que les Goélands ne se soient défendus…

Correctif du 0709/2015 – Edouard Guilhot-Gaudefroy directeur général de Civic Drone nous a dernièrement précisé qu’il n’y a pas eu de suspension d’autorisation. Le télépilote a choisi d’interrompre sa mission pour des raisons de sécurité (proximité du public un peu trop enthousiaste), et les opérations ont pu ensuite reprendre normalement.

 

Flying-Sensor de Civic Drone © Ouest France
Flying-Sensor de Civic Drone © Ouest France